J’ai testé… un cours de surjeteuse avec Christelle Beneytout

surjeteuse2

J’ai une surjeteuse. Une petite Toyota récupérée il y a quelques temps déjà… Mais attention, cela ne signifie pas, ou plus précisément pas encore, que je couds à la surjeteuse car il faut apprivoiser la bestiole… et jusqu’à jeudi dernier, ce n’était pas gagné.

Jeudi dernier, j’ai participé justement à un cours de couture sur surjeteuse animé par Christelle Beneytout que la plupart des couturières connaissent à travers son blog et ses livres. Personnellement, je possède « Ateliers et coins couture » qui a été une vraie source d’inspiration lorsque j’ai réfléchi à l’aménagement de cet atelier, mais nous aurons certainement l’occasion d’en reparler dans un prochain billet, et j’ai également « Couture à la surjeteuse et à la recouvreuse ». Ce dernier livre m’a permis de bien comprendre le fonctionnement de cette machine si proche et si différente à la fois d’une machine à coudre traditionnelle, et de me lancer car avec le mode d’emploi anémique de ma Toyota comme seul support, je n’aurais sans doute pas osé.

Alors pourquoi ce cours en plus ? tout simplement parce que je fais partie de celle qui aiment VOIR. Regarder et même observer la façon de travailler des personnes qui possèdent le savoir-faire. J’aime aussi discuter, poser des questions moi-même et celles des autres auxquelles je n’aurais pas forcément pensé… et entendre Christelle parler surjeteuse, c’est forcément revenir conquis.

Le cours avait lieu dans la boutique Pfaff de la rue de Rivoli à Paris, juste aux portes du quartier du Marais. Nous étions 4 élèves (le nombre idéal !) réunies tranquillement autour d’une grande table installée au fond du magasin. La formule proposée était « je couds un vêtement »… et le titre parle de lui-même. Chacune venait avec un patron et un tissu en jersey de son choix et nous sommes toutes reparties avec un vêtement complètement achevé ou presque: premier objectif atteint !

Pour ma part, j’avais choisi de m’atteler au t-shirt Coco de la très dynamique Tilly avec un beau jersey interlock à motif Plumes de chez Motif personnel (tissu Aime Comme Marie). On ne présente plus Marie et Corentine dont les patrons et les tissus affolent la blogosphère depuis quelque temps déjà mais si vous ne connaissez pas encore Tilly, courez visiter son généreux blog : il regorge de trucs et astuces de couture sur un ton so British. Pour ceux qui souhaiteraient la voir « en vrai », vous pouvez vous régaler en regardant la saison 1 de l’émission « The Great British Sewing Bee » dont on peut visionner les épisodes sur la toile et à laquelle elle a participée. C’est la version originelle (et plus riche) de « Cousu Main ».

Bref, revenons au cours lui-même : 4 participantes sympas, 4 patrons différents (top à manches raglan, legging, chemise de nuit et mon fameux « Coco ») et 4 tissus différents, cela a généré tout naturellement ces échanges et discussions qui permettent d’apprendre maints petits détails sur les types de tissus, la façon de monter telle ou telle pièce, d’utiliser telle machine, de faire tel point. Et au milieu de tout cela virevoltait Christelle, toujours patiente et souriante, pleine d’astuces et définitivement experte dans son domaine. J’ignore le nombre de modèles de surjeteuses qu’elle a pu tester et pratiquer mais son savoir-faire en la matière est simplemement étourdissant.

Pour le cours, nous utilisions des surjeteuses PFAFF puisque nous étions dans une boutique de cette enseigne. Celle que j’avais entre les main était simplement parfaite : facile d’utilisation, avec des réglages fiables et faciles à modifier au besoin…  et ce serait là mon seul petit regret. J’ai goûté à une machine tellement simple d’utilisation que ma Toyota m’a paru bien abrupte à mon retour mais cela ne va pas m’empêcher de m’y atteler car la couture à la surjeteuse telle que j’ai pu la tester avec ce cours, c’est extra. Christelle propose également des cours pour travailler directement sur SA surjeteuse… à guetter, car c’est sans doute la formule idéale pour se lancer ensuite à la maison.

Au final, le bilan que je fais de ce cours :

Je suis revenue avec mon vêtement terminé et j’ai pu apprendre plusieurs points clés bien spécifiques de la couture à la surjeteuse.

Est-ce que je sais me servir de ma propre surjeteuse ? pas forcément… mais j’ai pu poser plusieurs questions sur ma Toyota et donc je comprends mieux, et je gère mieux, les difficultés que je peux rencontrer avec elle. Et pour toute dire, ce cours est une vraie rampe de lancement pour s’atteler de nouveau à la couture avec cette machine !

En attendant, je suis rentrée avec mon « Coco » terminé et j’en suis ravie. Patron complètement validé, et ma prochaine version aura sans doute fentes, col cheminée et manche 3/4 à revers comme Tilly le propose dans une autre version de son patron.

t-shirt-plumes

En attendant, il me plaît tel quel et chose incroyable, je l’ai déjà porté. Car oui, porter ce que je couds pour moi est finalement assez rare. mais ceci est une autre histoire.

A bientôt pour une prochain billet et d’ici là, savourez bien les belles journées que nous offre ce début d’automne.

A propos Plume

Dans la vie, il est important de découvrir ce pour quoi on est vraiment fait. Moi j'aime bricoler, papoter et écouter les belles histoires ! j'espère que ce blog en sera bientôt rempli. N'hésitez pas à me contacter pour raconter la vôtre ! claire@latelierdusecond.com
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4 commentaires pour J’ai testé… un cours de surjeteuse avec Christelle Beneytout

  1. j’aimerai savoir comment tu as fais les arrêts car sur la surjeteuse pas de point arrière pour stopper correctement la couture donc ça tient ??

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    • Plume dit :

      Pour que « ça tienne » comme tu le dis, 2 solutions : soit tu as 2 coutures qui s’entrecroisent et dans ce cas, elles se sécurisent et se bloquent mutuellement. Soit tu as une couture simple, et dans ce cas, tu peux enfiler la chaînette que tu laisses sortir à la fin de ta couture sur une grosse aiguille et tu repasses cette chaînette sous ta couture sur 2 ou 3 cm. Cela suffira à bien arrêter ta couture et à la bloquer. À bientôt !

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  2. Ping : Jeu concours sympa | L'Atelier du Second

  3. Claudie dit :

    Tout aussi bloquée avec ma surjeteuse Elna (pas toute jeune), j’ai eu la grande chance de suivre les cours chez Christelle en banlieue nantaise. Nous étions quatre, chacune ayant apporté sa surjeteuse personnelle (ça c’est vraiment super !) et à la fin du cours, le miracle : nous étions devenues amies avec nos surjeteuses avec déjà des projets en tête.

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